C’était ça votre « deal », on invite mais on ne s’attache pas

Si vous pensiez que l’accueil ce serait toujours les rires, les échanges, les rencontres, les soirées interminables, les retrouvailles, les discussions culinaires ou politiques, les petites sorties bien sympathiques et les photos tout sourire, les chauffeurs trop cool, alors le jour où, comme nous, vous vous retrouverez à rendre visite dans un centre fermé (de préférence le plus loin possible de chez vous et par une journée grise) à un invité auquel vous ne vouliez surtout pas vous attacher (parce que, au départ, c’était ça votre « deal », on invite mais on ne s’attache pas, c’est juste pour aider quelques jours) ce jour donc où vous entrez dans le centre fermé en vous promettant vainement de ne pas pleurer car « ce n’est quand même pas votre fils » et où vous constatez son extrême nouvelle solitude, croisez son regard vide et embué parce que son rêve s’est achevé sur un parking du Brabant wallon après des mois à traverser des pays, une mer, des montagnes, une « jungle »où il a rencontré celui qui est devenu son inséparable compagnon d’infortune qui a été, lui aussi, arrêté en même temps mais ensuite libéré et récupéré en larmes, vous réaliserez que tout cela n’est pas un jeu et que le prix à payer risque d’être très élevé…
Heureusement, à partir de là, une autre équipe que les bénévoles de la Plateforme citoyenne prend le relais, « Getting the Voice out ! » et essaye de faire libérer les prisonniers. Un autre combat commence alors. Nous croisons les doigts !